La Sécurité Ferroviaire :

La Sécurité, Parlons –en !

      

Au cœur des préoccupations de tous les sommets au niveau mondial, la sécurité est certainement le sujet le mieux partagé. Quelque soit la thématique développée : terrorisme, approvisionnement en énergie pour les besoins des industries, programmes alimentaires, le nucléaire civil ou militaire, la protection des brevets, la recherche et développement, les transports…etc. tout y passe   et est assujetti à un seul mot : Sécurité.  

Faire de la prévention et éliminer les risques sont donc les deux mots clés que nous devons tous retenir.

Pour revenir au domaine du transport ferroviaire, un nouveau cadre réglementaire fixant les règles de sécurité sur le chemin de fer a été revu, corrigé, adapté et adopté pour réguler toutes les opérations sur la voie ferrée ; il s’agit d’un livret communément appelé Règlement Général de Sécurité en abrégé RGS.     

En effet, en raison de l’intensité d’utilisation de la voie ferrée, de la multiplication des opérateurs de transport ferroviaires, des enjeux économiques et sociaux et de la vétusté du chemin de fer il paraissait évident mais surtout vital d’adapter les textes de ce RGS au contexte du moment. 

Ce nouveau code est le fruit d’un travail entre d’une part la SETRAG et l’Autorité de Régulation des Transports Ferroviaires (ARTF) d’autre part. Ledit code a reçu l’approbation du Gouvernement de la République représenté par Monsieur le Ministre des Transports et de la Logistique Justin NDOUDANGOYE au cours d’une cérémonie officielle de restitution organisée le 13 Juin 2018 à l’Hôtel Boulevard.  

Sur le plan opérationnel, l’Autorité de Régulation des Transports Ferroviaires mène des visites d’inspection aussi bien à bord des trains voyageurs que sur l’ensemble du tracé du chemin de fer.

 Les informations collectées permettent ainsi d’émettre des avis auprès de SETRAG pour améliorer la qualité des services dans les trains et suivre au quotidien l’exploitation et la gestion de l’infrastructure ferroviaire ; c’est un travail de collaboration partagé.   

Régulièrement, nos ingénieurs sont invités à SETRAG pour des réunions techniques dans le cadre des passerelles de communication définies et adoptées ensemble avec la SETRAG toujours dans le souci d’être proactif. Les cadres de collaboration sont aussi d’une importance capitale parce qu’elles fonctionnent comme de véritables outils de veille stratégique ; les questions de sécurité y sont particulièrement abordées et sont une préoccupation majeure des cheminots et de l’autorité publique représentée par L’ARTF.

SETRAG pour sa part a mis en place un pole système de management de la sécurité. C’est un organe permanent qui vise à identifier et gérer les risques liés à la sécurité de façon continue afin de préserver des vies et améliorer les indicateurs de performance en matière de sécurité.

En outre, sur le plan social, la société a procédé à des investissements importants relatifs à la potabilisation de l’eau dans les bases vie ; c’est le cas notamment à Ndjolé ou riverains et employés peuvent désormais s’approvisionner gracieusement en eau potable.

Et enfin, SETRAG a entièrement rénové le centre médical d’owendo. Du matériel neuf y a été installé et de nouveaux services de spécialisation sont ouverts pour renforcer l’offre de prestation tels que la radiologie, la stomatologie et la SMI (Santé Maternelle Infantile).

Sur un plan programmatique, démarré le 19 septembre 2017 et prévu pour s’achever en 2023, le Programme de Remise à Niveau (PRN) de la voie ferrée se poursuit à un rythme soutenu.

L’État à travers un financement de l’AFD y a investit plus de FCFA 200 milliards ; d’autres financements s’y sont ajoutés sur fonds propres. L’objectif est d’assurer une réhabilitation de la voie ferrée. Ce vaste chantier se déroulera en trois (3) étapes. La première phase se déclinera en des travaux de génie civil pour traiter les zones marécageuses dites instables ; ensuite la phase deux (2) va consister au remplacer des traverses en bois par des traverses en béton bi-block et pour finir une campagne par ultra son va permettre de déterminer l’usure du rail sur l’ensemble du tracé.

D’autres chantiers s’ouvrent en parallèle ; la construction des passerelles. Plusieurs vies y ont été notamment perdues du fait du passage de la voie dans les zones ou vivent les populations en périphérie urbaine malgré la présence des passages à niveau. La SETRAG a donc pris de concert avec l’ARTF la décision radicale de fermer tous les passages piétons non réguliers et interdits et construire des passerelles pour définitivement éradiquer les drames.

Comme vous pouvez le constater la sécurité est une notion pleinement intégrée à l’Autorité de Régulation des Transports Ferroviaires. Mobilisons-nous ensemble pour adopter des comportements responsables pour plus de sécurité à bord des trains et sur la voie ferrée.

Soyons Transgabonais, l’ARTF assure votre sécurité !

 

                                                                                                                                                                                     Léandre ANOUE KIKI

                                                                                                               Secrétaire Exécutif.

  

Léandre ANOUE KIKI

Secrétaire Exécutif de l’Autorité de Régulation des Transports Ferroviaires

L’Autorité de Régulation des Transports Ferroviaires, 9 ans déjà !

       A l’annonce de la mise en concession du chemin de fer Transgabonais, un appel d’offre ayant été lancé, c’est la COMILOG (compagnie minière de l’Ogooué), filiale du groupe ERAMET  qui est sortie grande gagnante de cet appel.

     Pour assurer l’exploitation de l’infrastructure ferroviaire et l’ensemble du domaine cédé, COMILOG  crée une société  baptisée SETRAG (Société d’Exploitation du Transgabonais) qui est son pendant technique pour l’exploitation et la gestion de tout le domaine ferroviaire ; COMILOG demeure lui utilisateur de la voie ferrée afin d’acheminer le minerai extrait à Moanda jusqu’au port Owendo.

       Afin de pérenniser le transport passager et fret, l’Etat a ouvert un département au sein de SETRAG nommé Mobirail.

        Pour un contrôle efficient de l’activité ferroviaire ainsi que le bon suivi de l’état de la voie et de toutes les infrastructures du domaine ferroviaire, il a été mis en place la délégation générale du gouvernement (DGG) en  2005 et qui a fait place à l’Autorité de Régulation des Transports Ferroviaires (ARTF) en 2010 sous le décret numéro 017/PR/MT portant création, organisation et attribution de l’Autorité de Régulations des Transports Ferroviaires.

        En effet, la nécessité de mettre en place cet organe qui est le bras technique de l’Etat est motivé à la fois par le fait que le secteur ferroviaire rentre dans une phase de développement  accru   et de plus en plus concurrentielle par l’arrivée des nouveaux opérateurs mais également pour garantir les intérêts économiques, financiers, environnementaux de l’Etat.

        Le transport ferroviaire est aujourd’hui régit par des normes internationales encadrées par l’union internationale des chemins de fer (UIC) qui est l’instance mondiale regroupant tous les pays qui ont une entreprise de régulation des transports ferroviaires. Le Gabon en est  désormais membre de plein droit depuis 2018 grâce au travail abattu sur le terrain par l’ARTF. Cette reconnaissance au niveau internationale nous ouvre de meilleurs horizons. D’abord sur le plan de la formation de nos cadres, ensuite au niveau de l’assistance et l’accompagnement technique et enfin sur les des échanges au niveau multilatéral avec l’Etat central.

        En raison de  la vétusté de notre réseau ferré long de 647 KM, un programme de réhabilitation est  dénommé programme de remise à niveau de la voie (PNR) est en cours d’exécution.  Ce programme s’achève en 2023 et comprend trois (3) grandes étapes :

La première consiste au traitement des zones dites instables ; ce travail a pour but d’effectuer des travaux de génie civil en milieux marécageux. Ce sont des points du trajet qui ralentissent la circulation et sont susceptibles d’occasionner des déraillements. La seconde étape consiste au remplacement des traverses en bois divers par des traverses en béton bi-block. Enfin, la dernière étape consistera très prochainement à évaluer l’usure du rail par la technique d’ultrason.

       La loi N°  17/2010 du 26 juillet 2010   portant création, attribution, organisation et fonctionnement de l’Autorité de Régulation des Transports Ferroviaires lui confère les missions de Conseil, de Contrôle et d’Arbitrage. Ce dispositif juridique est complété depuis 2018 par les arrêtés N°007 et 008/MTL portant redevance d’immatriculation des véhicules ferroviaires et en 2019 sur la base de la nouvelle loi d’orientation d’autres textes d’application relatifs aux habilitations, licences et agréments vont permettre de renforcer notre bloc législatif et contribuer ainsi à développer à la fois nos capacités opérationnelles et rendre notre dynamisme sur le terrain plus déterminé..

       Comme organe de conseil, l’ARTF donne des avis sur tout projet de loi et règlement relatifs au secteur ferroviaire ainsi que sur l’ensemble des aspects économiques, techniques et juridiques ; instruit et donne son avis motivé sur les demandes de licences d’exploitation de sillons  et  d’agréments du matériel , ainsi que les autres dépendances du domaine ferroviaire ; effectue des avis sur la tarification des prestations ferroviaires, propose au gouvernement tout moyen de financement  des infrastructures ferroviaires ainsi que les redevances domaniales.

        Comme organe de contrôle, veille au respect et à l’application du Règlement Général de Sécurité (RGS)  et des cahiers de charges du concessionnaire ou de tout exploitant du domaine ferroviaire, garantit l’égal accès des usagers, des expéditeurs et des opérateurs du transport ferroviaire aux infrastructures ; contrôle la concurrence sur les marchés des services…..

        Comme organe d’arbitrage, l’ARTF connait préalablement tout recours juridictionnel des différends entre d’une part   les usagers et la SETRAG ou  les  opérateurs ferroviaires et la SETRAG d’autre part. Un greffe est ouvert à cet effet au sein de notre administration.

      Toutes ces prérogatives sus mentionnés ajouté à des textes juridiques dynamiques concourent  au bout de  neuf (9) ans de création à un meilleur avenir du réseau ferré gabonais.

    Aujourd’hui, quatre (4) Secrétaires Exécutifs se sont succédés tour a tour à la tête de notre administration, il s’agit de :

  • Martin NGOUA, de 2010 à 2016 ;
  • Dieudonné YEMBI, 2016-2017 ;
  • Justin NDOUNDANGOYE, 2017-2018 ;
  • Léandre ANOUE KIKI mai 2018 à nos jours.

     Soyons Transgabonais, L’Autorité de Régulation des Transports Ferroviaires assure votre avenir.